MON GRAND FRÈRE ET MOI / 04 février 2026 – En VO/18:30


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Après La Famille Asada, Ryōta Nakano signe une délicieuse comédie qui célèbre avec tendresse et émotion nos liens les plus intimes. Porté par un formidable duo d’actrices, Riko et Kanako incarnent à merveille l’ambivalence du chagrin et de l’amour. On retrouve dans la mise en scène l’héritage de Yôji Yamada (ses fameuses chroniques familiales) ou de Kore-eda, dans cette manière de filmer la filiation avec une délicatesse salvatrice, où les silences et les maladresses comptent autant que les mots.

Derrière ses situations cocasses et ses fantômes bienveillants, Mon grand-frère et moi célèbre la réconciliation — non seulement avec les morts, mais aussi avec tout ce qu’on pensait avoir perdu en chemin.

Pas question d’effacer les négligences ou les distances qui nous séparent : le film nous rappelle simplement qu’aucune faute ne définit une personne tout entière. Et si Riko en veut tant à son frère, c’est peut-être moins pour sa désinvolture que pour la liberté qu’il incarne – une liberté qu’elle ne s’est jamais autorisée… De ce grand frère, elle finira par dire : « C’est un refuge, pas un fardeau ». Il n’en fallait pas plus pour lui redonner le goût du lien et des petites joies de la vie. Un feel good movie pour renouer avec l’essentiel… avant de casser sa pipe !