

La réalisatrice Akiko Ohku nous avait délicieusement exalté avec Tempura (2022), une comédie culinaire à l’imagination aussi foisonnante que celle de son héroïne. Avec SOUS LE CIEL DE KYOTO, elle retrouve cet élan vital si caractéristique de sa filmographie. Sous son apparente légèreté, le film détourne et réinvente les codes de la comédie romantique japonaise.

SOUS LE CIEL DE KYOTO le hasard n’est pas une chance mais un chemin initiatique.

C’est un appel à la transformation. Sa mise en scène, dynamique et mutine, épouse cette évolution intérieure passant d’un format 4:3 (empreint de nostalgie) au plein écran mêlant cadres partagés, visions oniriques et fragments du quotidien.

Avec le monde, avec le temps, avec soi, la vie elle-même se réinvente à chaque regard, avec un humour parfaitement décalé. Frais, ambitieux et porté par des acteurs magnifiquement investis, SOUS LE CIEL DE KYOTO tend l’oreille à la mélodie fugace de la vie sans la souligner, avec une originalité et une grâce qui n’appartiennent qu’à la cinéaste.
Un petit bijou qui touche en plein cœur, où il s’agit de mesurer la responsabilité de nos actes et d’apprendre à ne négliger personne, y compris dans les épreuves inattendues qui jalonnent l’existence.

