

Après avoir offert à Timothée Chalamet le Golden Globe du meilleur acteur, le film pourrait bien lui décrocher la précieuse statuette des Oscars tant convoitée.
Avant que Josh Safdie n’en fasse un film brillant Marty Reisman était déjà une légende du Lower East Side. Joueur de génie, flambeur invétéré, showman irrésistible : le vrai Marty rivalise largement avec son alter ego fictif, Marty Mauser.
Le livre traînait là, sur les étals d’une brocante. Sara Rossein, productrice et épouse du réalisateur Josh Safdie, tombe sur cette autobiographie – sous-titrée « Les confessions du plus grand champion de tennis de table et arnaqueur » – publiée en 1974 par un certain Marty Reisman. Le titre ? Le Joueur d’Argent.


On suit l’arrogant Marty Mauser, un joueur de tennis de table américain de 23 ans à l’ambition insatiable, prêt à tout – même à écraser tout le monde – pour réaliser ses rêves, et prouver que rien ne lui est impossible. Marty Supreme est un film incroyablement retors sur le rêve américain.


Bien plus qu’un film sur le tennis de table, c’est une fresque rocambolesque qu’on n’attendait pas. Avec une petite vibe Attrape-moi si tu peux ou Le Loup de Wall Street, le long-métrage ne laisse aucun répit aux spectateurs, qui plongent dans une épopée incontrôlable. La bande-son, entièrement ancrée dans les années 80 – Alphaville, New Order, Tears for Fears… – apporte un contraste étonnant et électrisant, faisant de ce film un vrai régal pour les mélomanes.

En racontant la trajectoire aussi spectaculaire que pathétique d’un protagoniste antipathique, et en ne censurant aucune de ses humeurs insupportables, ce faux biopic pas vraiment comme les autres dresse le portrait d’un personnage masculin arrogant, mégalomane, un brin mythomane, imprévisible, hyper bavard et égocentrique à souhait. Disponible à compter du 4 mars – ne ratez pas ce uppercut stylé signé Josh Safdie et Timothée Chalamet !

