

Laura Wandel suit au plus près le combat d’une fillette pour protéger son frère, victime de violences. Que nous l’ayons vu ou vécu, nous connaissons tous ce classique de la rentrée des classes. Une petite fille, en larmes, passe des bras de son grand frère Abel (Günter Duret) à ceux de son père (Karim Leklou). Elle s’accroche comme à une bouée de sauvetage.« Ça va aller, t’inquiète », la rassure le premier. « Allez, vas-y maintenant », l’encourage le second, s’agenouillant pour la convaincre, les yeux dans les yeux.
Nous y sommes. Tout près des visages dont le grain et la pâleur bouleversent, à cette hauteur d’enfant dont nous ne décollerons plus désormais.

Dès son titre, Un monde, Laura Wandel annonce la couleur : emmener le spectateur en terre inconnue. Évoquant autant l’exotisme d’un milieu étranger que celui d’un groupe social indéterminé, « un monde » revêt une profondeur insoupçonnée.

Le monde promis par le titre est celui de la cour d’école, qui, dans l’imaginaire collectif, évoque instantanément l’enfance, voire l’innocence. Et c’est précisément cette image que la cinéaste souhaite faire voler en éclats, pour aborder de la manière la plus frontale possible la question du harcèlement scolaire.

Vendredi 16 octobre à 19h30
Séance spéciale dans le cadre du Parcours Théâtres et Cinémas « Maux d’école », avec le film Un monde.
Soirée présentée par la Ciné Squad.
Tarif : 5 €

