

Lowen Ashleigh est une écrivaine solitaire. Peinant à vivre de son métier, elle accepte de devenir le prête-plume de l’autrice à succès Verity Crawford et s’installe dans sa propriété isolée des regards. Voilà le point de départ de cette adaptation du best-seller de Colleen Hoover, où très vite la frontière entre fiction et réalité se trouble.
Verity annonce très tôt la couleur.
Le trio Anne Hathaway, Dakota Johnson et Josh Hartnett pouvait-il sauver un roman aussi complexe que celui de Colleen Hoover ?
Dans Verity, Josh Hartnett incarne Jeremy Crawford, le mari de l’autrice catatonique. C’est le personnage du recruteur malheureux qui décide d’engager une écrivaine inconnue pour terminer l’œuvre de sa femme. Le rôle est ambigu par construction : il doit simultanément inspirer confiance et inquiétude, séduire sans trahir, mentir sans sembler faux. L’exercice est difficile. Hartnett le tient.

Son retour à l’écran ne provoque pas de stupéfaction : il provoque quelque chose de plus rare, une évidence.

Anne Hathaway interprète Verity Crawford dans un état quasi végétal. Catatonique, immobile, présente à l’écran par son absence, elle impose une tension que les scènes d’action du film ne parviennent pas à égaler.

Dakota Johnson, quant à elle, joue Lowen Ashleigh, une écrivaine de second rang, anonyme, peu spectaculaire : et c est pas un exercice facile !

La photographie est froide et précise, avec un travail sur les textures domestiques, les livres, les mains, les intérieurs bourgeois, qui suggère une intimité malsaine. Verity met en scène un homme séduisant pris entre deux écrivaines, dans un thriller psychologique où chacun tente d’imposer sa vérité. Après Jamais plus, énorme best-seller porté à l’écran en 2024 avec Blake Lively, Michael Showalter s’attaque à un autre succès de librairie de Colleen Hoover.
Dans Verity, l’histoire nous est racontée du point de vue de Lowen Ashleigh qui, à travers les notes de Verity et notamment le manuscrit de son roman « autobiographique », tente de démêler le vrai du faux d’une histoire tissée de drames.
Enfermée dans ce huis clos inquiétant, la jeune femme est déchirée entre ses désirs et ses interrogations sur la véritable nature et les intentions de ses hôtes.
Dans une atmosphère pleine de mystères où s’entremêlent des récits contradictoires, Lowen, dont le jugement est altéré par ses propres sentiments et désirs, réussira-t-elle à saisir la vérité ?


Avec ce nouveau long-métrage qui emprunte au cinéma noir des années 1960, Verity nous rappelle que la vie est un roman noir.

