Dans le cadre des Lundis du Ciné’Va: Le premier long-métrage du réalisateur macédonien Georgi M. Unkovski, Le Garçon qui faisait danser les collines !


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LE GARÇON QUI FAISAIT DANSER LES COLLINES

Avant-première
Lundi 1er juin à 19h – En VO sous-titrée
Dans le cadre des Lundis du Ciné’Va Le premier long-métrage du réalisateur macédonien Georgi M. Unkovski, Le Garçon qui faisait danser les collines, transcende le simple récit d’apprentissage grâce à son décor naturel et ses personnages profondément authentiques. Sa première mondiale à Sundance, dans la compétition World Cinema Dramatic, a été suivie d’une belle reconnaissance : le film a remporté le Prix du meilleur long-métrage de fiction à l’édition 2025 du FIFE.

Dès les premières scènes, on découvre le héros éponyme, Ahmet, un adolescent de quinze ans passionné de musique. Loin d’être déjà DJ, on le voit à l’école en train de s’éclater sur un morceau d’électro avec son meilleur ami. Membre de la minorité turque yörük, Ahmet vit dans un village isolé niché au cœur des collines, avec son père (Aksel Mehmet) et son petit frère Naim (Agush Agushev). Interprété par le jeune Arif Jakup, acteur non professionnel, le personnage porte sur son visage l’héritage nomade de son peuple : une peau rougie par le soleil et le vent.

La famille est encore marquée par la perte récente de la mère. Le petit Naim, âgé de seulement cinq ans, ne parle pas. Chaque jour, le père l’emmène chez un guérisseur, laissant à Ahmet la responsabilité du troupeau de moutons. La famille survit grâce à la vente de fromage et du tabac cultivé par les femmes du village.

Parmi elles se trouvent Aya (Dora Akan Zlatanova), la voisine de dix-sept ans don’t Ahmet est manifestement amoureux…

Un mariage arrangé a déjà été conclu avec un travailleur immigré vivant en Allemagne. Aya respecte son père, mais elle nourrit un plan secret pour échapper à ce destin tout tracé… et elle n’est pas insensible aux avances du jeune garçon.

Une nuit, Ahmet tombe par hasard sur une rave party en pleine forêt. La scène, presque onirique, bascule quand ses moutons s’échappent et envahissent la fête. Un animal disparaîtra, et Ahmet le paiera cher.

Fidèle à son titre original (DJ Ahmet), le film repose largement sur la musique. Les compositions riches des frères Sinkauz, qui marient instruments traditionnels et beats électroniques, soulignent avec force le fil rouge du récit : la tension entre tradition et modernité.