« Dune » de David Lynch est de retour en salles dans une version restaurée pour la séance Ensemble, c’est culte !


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Considéré comme daté par certains, Dune se révèle étonnamment contemporain pour d’autres, avec ses contrées désertiques au leadership instable, ses ressources naturelles convoitées, son souci écologique et sa violence commise au nom de la guerre sainte….

Cette sélection, vous la devez à Karine et Vincent Lassort, couple de spectateurs assidus et passionnés.

Si vous aussi, ce nouveau rendez-vous du vendredi vous inspire, écrivez à bmuller@scenesetcines.fr et présentez vous-même votre film préféré !

Que reste-t-il de Dune /1984 ? C’est ce que nous découvrirons vendredi 29 mai à 20h30.

Si un film a connu (et provoqué) toutes les déconvenues, c’est bien ce troisième long métrage de David Lynch, première adaptation à l’écran du roman de Frank Herbert. Le cinéaste, fut enrôlé par le producteur nabab Dino De Laurentiis avec l’idée folle de concurrencer Star Wars, après le projet mort-né de A. Jodorowsky.

Un tournage ruineux, qualifié de « cauchemar » par Lynch lui-même, aboutit à un échec cuisant en salles. Chaque décor semble respirer la folie d’un monde en guerre. Le film dépeint Arrakis comme un univers hostile et complexe, structuré par l’enjeu de l épice et par des forces antagonistes clairement identifiées : la Guilde Spatiale et sa dépendance à l’épice, les Bene Gesserit et leurs pratiques énigmatiques, la brutalité des Harkonnen, ainsi que la société fremen organisée autour de la figure messianique du Kwisatz Haderach.

Au générique, Lynch préféra signer « Alan Smithee », pseudonyme utilisé par les réalisateurs qui refusent d’être associés à leur film.

Cette épopée de science-fiction, unique incursion du génial cinéaste dans le blockbuster à gros budget, était depuis de nombreuses années indisponible en salles faute de droits.

Près de 40 ans avant Denis Villeneuve, et dix ans après le projet avorté de Jodorowsky, David Lynch avait déjà adapté le roman culte de Frank Herbert avec un casting hallucinant : Patrick Stewart, Sting, Dean Stockwell, Max von Sydow, Silvana Mangano, Brad Dourif, Linda Hunt… et bien sûr Kyle MacLachlan dans le rôle de Paul Atréides, celui qui deviendra l’acteur fétiche de Lynch.

Vers une réhabilitation de ce film maudit, qui fut un échec commercial ?

Restauration 4K supervisée par Koch Films, à partir du négatif original 35 mm scanné en 4K chez Technicolor à Hollywood, et étalonnée chez Überproductions à Stuttgart et LSP Medien à Uelzen, selon les éléments de référence fournis par Lionsgate Entertainment et Universal Pictures. Ressortie en salles par Les Acacias.