Ensemble, c’est culte : La course contre la montre est lancée pour les spectateurs qui n’ont pas encore (re)vu The Game


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Ensemble, c’est culte
En VO sous-titrée
Séance présentée par Sandrine Adrien, spectatrice assidue du Cinéma Le Coluche.

La course contre la montre est lancée pour les spectateurs qui n’ont pas encore (re)vu The Game, le thriller de 1997 signé David Fincher, avec Michael Douglas et Sean Penn…Devenu film culte, The Game mise sur la paranoïa, les manipulations et les retournements permanents. Il provoque aujourd’hui une nouvelle vague d’intérêt autour de sa place dans la filmographie de Fincher et pousse les cinéphiles à le replacer en tête de leur liste de visionnage. C’est précisément le souhait de Sandrine Adrien, qui nous a demandé de le programmer pour notre séance Ensemble, c’est culte, ce vendredi 18 septembre à 20 h 30.

Habitué à sonder des esprits troublés dans Se7en ou Fight Club, le réalisateur impose ici un rythme maîtrisé, alternant plans serrés et montages vifs pour accentuer la claustrophobie psychologique du personnage.

Le scénario, signé John Brancato et Michael Ferris, évite les explications faciles. Chaque indice découvert par Nicholas (Michael Douglas) ouvre de nouvelles interrogations et retient l’attention du spectateur, au point que même ceux qui connaissent la fin reviennent souvent scruter la mise en scène à la recherche d’éléments dissimulés…Michael Douglas est puissamment magnétique. Par le regard et les silences, il fait sentir l’isolement d’un dirigeant entouré de luxe, mais incapable de nouer de véritables liens.

Lorsque le « jeu » prend de l’ampleur, de petites altérations dans sa voix et ses gestes trahissent un effondrement progressif, rendu avec une grande économie de moyens. Le film propose une étude de personnage minutieuse, des prestations solides et l’élaboration d’un suspense qui interroge la perception du réel.

Pour les amateurs de récits conspiratoires et de thrillers psychologiques, c’est une invitation à replonger dans un cinéma qui aime brouiller les pistes.

Le film repose sur une mécanique de paranoïa et de manipulation psychologique qui maintient l’incertitude jusqu’au bout… et c’est jouissif. Sean Penn, en dépit d’un temps d’écran limité, apporte une tension imprévisible. La réalisation, la photographie et la musique concourent à une atmosphère oppressante et invitent à une relecture attentive : même déjà connu, le film recèle encore de nombreux détails de mise en scène.

Nous vous encourageons à profiter d’Ensemble, c’est culte pour (re)découvrir The Game et d’autres films, puis à échanger ensuite sur les interprétations possibles. Car c’est aussi cela, pour nous au Cinéma Le Coluche, le plaisir du cinéma.