

L’intrigue de ce premier long-métrage a beau se dérouler plutôt vers les débuts du conflit sanglant entre le peuple algérien et l’occupant français, elle sait néanmoins en prendre la mesure sans pathos révisionniste ni héroïsme de pacotille. À mi-chemin entre la douce nostalgie d’un temps révolu depuis longtemps et l’excitation d’une aventure sur fond de guerre civile en préparation, le récit n’a donc pas manqué de nous enchanter.

Lancés dans une aventure digne de la Bibliothèque verte, ils croisent des figures authentiques de l’époque, comme le boxeur Alphonse Halimi (champion du monde des poids coqs) et la chanteuse Reinette l’Oranaise, et apprennent de Jaurès, dans le texte : « Il n’y a qu’une seule race : l’humanité. »

L’heure et demie de Petite Casbah est indubitablement le terrain de jeu des enfants, qui se complaisent à jouer au chat et à la souris avec la police française et à panser mutuellement leurs plaies de gamins plus ou moins livrés à eux-mêmes.
Coup de cœur assuré pour cette pépite d’animation ludique, sublime et instructive, à découvrir mercredi 4 novembre à 14h30. Et pour prolonger la séance : atelier cartographie. Le temps d’un atelier plastique, Adrien Zammit guidera chacun pour dessiner un plan de son quartier.


