Supergirl : Woman of Tomorrow


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Supergirl sort en salles le 1er juillet et si le film est adapté d’un comics culte, c’est surtout une minisérie précise qui a inspiré le long-métrage.

Scénarisée par Ana Nogueira, celle-ci est parue chez DC Comics entre 2021 et 2022. Rééditée en version augmentée en avril 2026 chez Urban Comics, elle bénéficie d’une préface inédite de Tom King et d’un script alternatif.

Il s’agit de la source directe du film.

Le soir de ses 21 ans, Kara noie son mal-être dans un bar de l’espace, entre alcool et bagarres. C’est là qu’elle croise la route de Ruthye, une jeune alien déterminée à venger la mort de son père, assassiné par le mercenaire Krem.

Ce qui commence comme un western spatial teinté de road trip interplanétaire glisse progressivement vers un récit plus intimiste, où les super-pouvoirs passent au second plan face à la quête d’identité et à l’entrée dans l’âge adulte.

Au cinéma, cela donne une Supergirl (ou plutôt Kara, la cousine de Superman) qui fête son anniversaire en faisant la tournée des bars avec son chien Krypto. Lorsqu’elle sauve une jeune fille assoiffée de vengeance, son fidèle compagnon se fait empoisonner. Elle dispose alors de trois jours pour retrouver le coupable et lui arracher l’antidote….

Une course-poursuite à travers l’univers qui évoque John Wick, mais dont la véritable force réside dans l’exploration des traumatismes de l’héroïne.

Kara a vu sa planète exploser et ses parents mourir. Malgré la présence bienveillante de son cousin, l’être le plus gentil de l’univers, elle peine à trouver sa place. Krypto représente tout ce qui lui reste. Le sauver, c’est se sauver elle-même. Au fil de ce voyage, elle trouvera en Ruthye à la fois un miroir et une conscience, dans une relation qui rappelle celle de Pinocchio et du Grillon.

Le film ne raconte donc pas seulement une histoire de vengeance, mais une quête profondément personnelle, nécessaire pour ne pas sombrer. Après l’impeccable David Corenswet en Superman solaire, Milly Alcock est sensationnelle dans le rôle de Supergirl. Plus brute, plus perdue et plus humaine que les incarnations précédentes, elle incarne une jeune femme puissante mais tourmentée, qui avance avec une démarche mi-cool, mi-blasée dans un univers où les galères sont quotidiennes.

Une « badass » attachante qui n’hésite pas à remettre à leur place les individus toxiques.

Petit bonus inattendu : la présence de Françoise Hardy (et du soleil jaune) sur la bande-originale.

Difficile de ne pas être enthousiaste par la direction que James Gunn propose pour cet univers DC.